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Maitre Laureen Spira – Avocat à la cour

Peut-on contester un flash radar avec un avocat ?

Se faire flasher est le cauchemar de bien des automobilistes. Et avec plus de 4 000 radars automatiques sur le territoire, nombreux sont les autoroutiers à subir cette situation et à recevoir chez eux une notification d’amende, voire de perte de points. Mais il peut parfois arriver que l’automobiliste notifié ne soit pas réellement à l’origine de l’infraction. Alors, dans ces conditions, est-il possible de faire appel à un avocat en cas de flash radar pour contester le relevé de l’infraction ? Le Cabinet SPIRA Avocats se penche sur la question.

 

Ce qu’il faut retenir

Après un flash radar, une infraction au Code de la route (le plus souvent un excès de vitesse)est relevée à l’encontre du titulaire de la carte grise du véhicule. Le traitement s’opère via une procédure d’amende forfaitaire prévue par le Code de procédure pénale : payer revient à reconnaître l’infraction et rend toute contestation irrecevable.

Contester est juridiquement possible, mais à condition de respecter la procédure: il faut choisir la bonne voie (contestation de l’amende / désignation / requête), agir dans les délais, et s’appuyer sur des motifs recevables (erreur d’identité, défaut de responsabilité pénale, irrégularités formelles, incohérences…). L’avocat en cas de flash radar intervient pour éviter les faux pas et construire une stratégie cohérente au regard du risque principal.

 

Que se passe-t-il après un flash radar ?

Le flash n’est que le point de départ d’une chaîne judiciaire et administrative. Le radar enregistre des données : vitesse mesurée, vitesse retenue après l’application de la marge d’erreur technique, date, heure, lieu, sens de circulation et plaque d’immatriculation. Un procès-verbal électronique est établi, puis l’avis de contravention est envoyé au titulaire du certificat d’immatriculation.

Dans la plupart des dossiers de radars automatiques, l’administration ne peut déterminer qui est le conducteur. Elle vise d’abord le titulaire du certificat d’immatriculation. Mais ce titulaire n’est pas forcément celui qui conduisait le véhicule au moment de l’infraction. Et c’est ce qui peut amener les automobilistes à se demander si le recours à un avocat en cas de flash radar peut être pertinent.

Mais avant d’aller plus loin, reprenons d’abord deux éléments qui doivent être clarifiés : les types de radars et les sanctions associées aux infractions qu’ils enregistrent.

 

Les différents types de radars

Les radars automatiques prennent plusieurs formes : radars fixes, radars mobiles ou embarqués, radars de chantier, radars « tourelles », radars discriminants (capables, selon le modèle et leur homologation, de distinguer certaines catégories de véhicules), ou encore les dispositifs contrôlant des franchissements (feu rouge, passage à niveau), même si, en pratique, quand un automobiliste parle d’un « flash », il s’agit très souvent de vitesse.

La nouvelle génération de radar ne se limite plus au relevé de la vitesse mais peut également distinguer le respect des distances de sécurité ou l’utilisation du téléphone au volant par exemple.

Le type de radar influence la nature des données enregistrées et, parfois, la manière dont l’infraction est documentée. Dans une contestation sérieuse, on s’intéresse à l’identification du conducteur, aux éléments constitutifs de l’infraction et à la cohérence des informations portées sur l’avis.

 

Les sanctions possibles

Pour les excès de vitesse, le Code de la route prévoit un régime de contraventions graduées, avec retrait de points (dont l’article L.223-1 et suivants du code de la route précisent le mécanisme). Les montants d’amende et le nombre de points dépendent de l’ampleur du dépassement et de certaines circonstances (zone, vitesse, récidive…).

Sans prétendre remplacer une consultation sur un cas particulier, on peut rappeler des repères stables : les excès de vitesse « modestes » relèvent de contraventions (souvent de 4e classe), et les dépassements de plus de 50 km/h basculent sur le régime des délits.

Côté points, l’échelle va d’un retrait d’un point à un retrait pouvant atteindre 6 points pour les dépassements les plus importants. Et, surtout, un excès de vitesse peut entraîner, à partir de 30km/h de dépssement, une suspension du permis prononcée par l’autorité administrative ou par le juge.

Ce qui compte, concrètement, ce n’est pas uniquement combien coûte l’amende, mais l’impact sur le permis. Car naturellement, un conducteur à 10 ou 11 points sur son permis n’a pas la même marge de manœuvre qu’un conducteur à 1 ou 2 points, ni le même risque d’invalidation.

Mais alors, est-il possible de faire appel à un avocat en cas de flash radar pour contester cette situation ?

 

Peut-on contester un flash radar ?

Oui. Mais il faut immédiatement distinguer deux choses.

D’une part, on peut contester l’infraction elle-même (par exemple, erreur sur le véhicule, impossibilité matérielle, incohérences). D’autre part, on peut contester la responsabilité qui vous est imputée (vous n’étiez pas le conducteur).

Il faut aussi poser une règle simple : si vous payez l’amende forfaitaire, vous fermez la porte à toute contestation. Le droit de l’amende forfaitaire (Code de procédure pénale, articles 529 et suivants) est construit ainsi : paiement = extinction de l’action publique pour l’infraction concernée.

 

Les motifs de contestation possibles

Une contestation pertinente repose sur des motifs juridiquement recevables et sur une vraie stratégie.

Premier cas classique : l’erreur sur le véhicule ou l’immatriculation. Plaque mal lue, véhicule vendu, usurpation de plaque, incohérence entre le véhicule et la catégorie (par exemple, type de véhicule ne correspondant pas aux données). Ce sont des hypothèses réelles, et elles se travaillent dossier en main, idéalement avec un avocat expert en contestation de flash radar.

Deuxième cas : l’erreur sur l’identité du conducteur. Pour une infraction relevée sans interception, il arrive que le titulaire de la carte grise ne soit pas le conducteur. La question devient alors procédurale : selon la nature exacte de l’infraction et la manière dont l’avis est rédigé, la voie adéquate peut être la désignation d’un autre conducteur ou une contestation fondée sur l’absence de preuve rapportée par le ministère public.

Troisième cas : l’irrégularité du procès-verbal ou des mentions essentielles. Une contestation ne repose pas sur de vagues impressions, mais sur des éléments identifiables : incohérences de date/heure/lieu, mentions obligatoires manquantes, défaut de concordance entre l’infraction alléguée et les éléments matériels. Attention : toute irrégularité n’emporte pas automatiquement nullité ; il faut raisonner juridiquement, en démontrant en quoi l’irrégularité porte atteinte aux droits de la défense ou à la fiabilité de la constatation. Vous pouvez apporter la preuve contraire, par exemple sur la base de tampon de passeport, permettant de prouver que vous ne pouviez être à cet endroit à cette heure précise.

Quatrième cas enfin : la stratégie « permis à points ». Dans certains dossiers, l’enjeu n’est pas de discuter le dépassement, mais de maîtriser le risque de retrait de points, de suspension ou d’invalidation. Car c’est un point parfois mal compris : contester « pour contester » peut être une mauvaise idée si cela expose à une procédure plus lourde, à une majoration ou à un calendrier défavorable.

Pour jauger si la contestation est pertinente, vous pouvez faire appel à un avocat en cas de permis à point comme l’une des expertes du Cabinet SPIRA Avocats.

 

Pourquoi faire appel à un avocat après un flash radar ?

La plupart des automobilistes pensent que la contestation est une formalité administrative. Elle ne l’est pas. Elle engage des conséquences pénales et administratives et peut même exposer à des effets indésirables si elle est mal conduite. C’est pourquoi le recours à un professionnel est vivement recommandé. En effet, l’avocat apporte une méthode et une expérience.

D’abord, il qualifie l’enjeu réel : s’agit-il d’une simple amende ou d’un dossier à risque (solde de points bas, permis probatoire, antécédents, risque de suspension, activité professionnelle dépendante de la conduite) ? On n’envisage pas de la même manière un dossier à 1 point restant et un dossier à 12 points.

Ensuite, l’avocat en cas de flash au radar choisit la voie procédurale pertinente : contester l’infraction, contester la responsabilité, désigner le conducteur ou, au contraire, éviter une contestation inutile et privilégier une stratégie de préservation.

Enfin, l’avocat construit une argumentation recevable, fondée sur les textes et sur les pièces.

 

Comment se déroule la contestation avec un avocat ?

La contestation commence par une étape simple, mais déterminante : l’analyse documentaire. Relevé d’information intégral, Avis de contravention, référence de l’infraction, nature du radar, date de réception, situation du permis. Sans cette base, on travaille à l’aveugle.

En passant par le Cabinet SPIRA Avocats, il y a ensuite une analyse stratégique : quel est le but ? éviter les points ? éviter une suspension ? éviter une condamnation personnelle ? Il n’y a pas une « bonne » contestation universelle, il y a une contestation utile pour un objectif précis.

Votre avocat en cas de flash radar prépare ensuite l’acte adapté (requête en exonération, réclamation motivée, production de pièces justificatives) et anticipe les suites : classement, maintien de l’amende, renvoi devant une juridiction. Cette anticipation est essentielle, car une contestation peut conduire à une audience devant le juge.

 

Se faire accompagner par le Cabinet SPIRA Avocats

Le Cabinet SPIRA Avocats intervient exclusivement en droit pénal routier et en contentieux du permis de conduire. Maître Laureen SPIRA, avocate au Barreau de Paris depuis 2007, défend depuis plus de 18 ans les automobilistes et les victimes de la route. Elle dispose d’un certificat d’expert en procédure pénale, forme depuis 2019 les magistrats des Tribunaux de Police à l’École nationale de la magistrature, et co-écrit le Lamy en droit pénal général pour son volet droit routier.

Le cabinet intervient partout en France, ce qui permet de défendre des dossiers liés à des radars situés dans n’importe quel département.

 

Foire Aux Questions

Un flash signifie-t-il forcément qu’une amende va arriver ?

Pas nécessairement. Il peut exister des cas où l’avis n’est pas émis (données non exploitables, plaque illisible…).

Est-ce que contester augmente toujours le montant de l’amende ?

Non, pas automatiquement. En revanche, une contestation hors délai ou mal conduite peut conduire à une majoration ou à une procédure judiciaire plus contraignante. D’où l’importance d’une analyse préalable.

Combien de temps après le flash puis-je recevoir l’avis de contravention ?

Les délais varient selon les dossiers et le traitement administratif. En moyenne, il faut compter une quinzaine de jours. En cas de location de véhicule, le délai sera plus long. L’important est de réagir selon la date figurant en haut à droite de l’avis, car c’est elle qui conditionne les délais de contestation.

Besoin de faire analyser votre situation ? Contactez sans plus attendre le Cabinet SPIRA Avocats, votre cabinet d’avocats experts en contestation de flash radar.